En matière de cinéma, je suis plutôt bon public. Je supporte beaucoup de choses. Mais en fait je suis aussi assez difficile. Bref, c'est compliqué, comme pour le reste. Néanmoins, je crois pouvoir affirmer que j'aime bien le vieux ciné. Eh oui, je suis un mutant, j'ai à peine 25 ans et pourtant je peux regarder sans sourciller le dernier Star Wars comme un film bulgare en noir et blanc et version originale sous-titrée. Sans vouloir me vanter, j'estime quand même que j'ai la *chance* de pouvoir faire abstraction des mauvaises qualités d'images, de son, de trucages, de je-ne-sais-quoi-qui-fait-pas-top-à-la-mode et j'emmerde bien profond les petits connards et connasses qui ne jurent que par le réalisme, le "plein la vue", les rythmes haletants et les acteurs classe-mannequin (qui sont "canons" avant d'être de bons acteurs ou actrices).
Bref. Là je viens de regarder (en VHS, eh oui je peux me passer de DVD, je suis formidable) Indiscrétions (titre original : The Philadelphia Story). Film de 1940 avec Katharine Hepburn, James Stewart, et Cary Grant. Que du beau linge. Je dois dire que, parmi les nombreux points communs que j'avais (et ai encore) avec mon ex, il y a l'admiration pour cet acteur, qui sait être hilarant en ayant une putain de vacherie de classe et de disctinction, quand même, merde quoi. Indiscrétions est vraiment un morceau d'anthologie, tout comme l'est Arsenic et vieilles dentelles (titre original : Arsenic and old lace ), qui vous décrochera la mâchoire de rire, pour peu que vous fassiez le minime effort de brancher votre cerveau en mode "retro". L'enjeu en vaut largement la peine. J'avais rarement autant ri, et notamment grâce à ce cher Cary Grant, qui en fait des tonnes. Les petits jeunes, prenez-en de la graine (Ugh, Vieux Schnock qui Hurle Dans La Prairie a parlé).